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mardi 10 janvier 2012

Supprimer les sites de téléchargement illégal


J’écris ce billet en réponse à un autre billet « une société est-elle possible sans copie ? » publié par l’auteur du blog affordance.info  un blog que j’aime beaucoup visiter et où j’ai toujours trouvé  des articles très intéressants qui m’ont beaucoup aidé.

La question qu’a posée le Pr. Olivier Ertzscheid  à ces étudiants lors d’un devoir est :

"Une société est-elle possible sans "copie" ? En quoi le numérique bouleverse-t-il les enjeux liés à la copie ? Quel peut-être (ou quel devrait-être) le rôle des bibliothèques et de la bibliothéconomie par rapport à ces nouveaux enjeux ?
En vous appuyant sur le cours et sur le documentaire visionné (Steal this film II), vous développerez une réflexion argumentée en conclusion de laquelle vous tenterez d’esquisser quelles pourraient être les mesures (techniques, politiques, ou bibliothéconomiques) qui permettraient de protéger la création en maintenant possible un droit de copie le plus large possible."


Parmi les réponses proposées par les étudiants, une réponse répressive a attiré particulièrement mon attention : « Supprimer les sites de "partage illégal" (on veut dire par "partage illégal" le téléchargement illégal»

C’est justement à cette solution que je vais riposter dans ce billet. Mais d'abord je vous invite à jeter un coup d'œil sur ces articles qui expliquent les 2 projets de loi américains qui tendent à lutter contre le piratage sur Internet :



Supprimer les sites de partage illégal ou de téléchargement illégal ?

Mais de quels produits parle-t-on ? Si cette question est posée par un bibliothécaire, on comprend qu’il s’agit de livres, de revues et tout ce qu’on peut trouver dans une bibliothèque...

Et que contiennent ces livres et ces revues ? Un savoir qui participe à la formation des jeunes pour les aider à trouver un job dans leur avenir.

Dans le secteur médical auquel j’appartiens ces livres sont essentiels pour l’acquisition d’un savoir complémentaire aux cours qu’on reçoit à la faculté et qui peuvent être qualifiés du strict minimum !

Ces étudiants lisent des livres pour apprendre comment sauver des vies dans le futur. Ceux qui téléchargent des livres de médecine de manière illégale sont surtout des africains (d’après les statistiques sur mon blog http://recherche-documentaire.blogspot.com/ ).

Un jour j’étais contactée par un responsable dans une association qui aide les étudiants en médecine dans son pays que je ne citerai pas mais je préciserai que c’est un pays de l’Afrique noire. Il m’a remercié pour les liens que j’ai mis sur mon blog permettant d’accéder rapidement à des sites Web de téléchargement gratuit de livres médicaux. Il m’a expliqué que dans son pays les étudiants n’ont pas accès à Internet chez eux, ils ont à peine l’argent de quoi payer leur inscription à la faculté qui coûte près de 200 $ par année universitaire. Les bibliothécaires à la faculté téléchargent alors les livres sur Internet, font plusieurs gravures  et les mettent à la disposition des étudiants. L’accès à la bibliothèque et à ces CD-ROM est payant, mais grâce à ces téléchargements gratuits le montant payé par chaque étudiant a été réduit de manière considérable, ce qui a rendu ces CD-ROM (et par conséquent ces livres médicaux) accessibles pour la majorité des étudiants.

A-t-on le droit de priver un futur médecin d’un savoir nécessaire à sa formation pour raison qu’il n’a pas les moyens de payer le prix des livres médicaux qui je rappelle sont habituellement trop chers et leur coût peut des fois égaliser ou dépasser les frais d’inscription pour une année ?

On veut aider les pays pauvres, on leur envoie de la nourriture, on leur donne des médicaments, des médecins et des infirmières se portent volontaires pour aller guérir les enfants dans ces pays... tout çà est beau ; mais que fait-on pour le savoir qui permet de former des médecins, des infirmières, des professeurs… ? On leur vend trop cher des connaissances qui leur permettent de devenir indépendants et de satisfaire leurs besoins en matière de personnel médical et paramédical !!!

Un médecin volontaire venant de l’occident peut examiner 50 enfants par jour (à peu près). Si on aide à la formation de 200 futurs médecins, ceux-ci vont examiner à leur tour 50 malades par jour chacun et donc le nombre total de personnes examinées par jour sera multiplié par un facteur de 200.

Si on veut réellement aider les pays en développement, doit-on continuer à leur donner des poissons ou doit-on leur apprendre comment les pêcher ?

Il est vrai que certains professeurs en médecine se portent volontaires pour aller enseigner des modules entiers et des certificats dans des facultés de médecine aux pays de tiers monde. Mais il faut savoir que d’une part leur déplacement est coûteux pour ces pays (frais de transport et de séjour) et d’autre part les informations qu’ils donnent dans le cadre de ces cours restent élémentaires et insuffisantes à elles seules pour former un futur médecin dans une quelconque spécialité. Ces futurs médecins ont besoin de connaissances théoriques plus amples d’où le rôle des livres médicaux, de rester à jour en matière de nouveaux traitements, nouvelles stratégies de prise en charge... d’où le rôle des revues médicales et des congrès médicaux. Ils ont également besoin de formations d’ordre pratique d’où le rôle des stages, des ateliers,  des vidéos médicales...

Alors je vous repose la question : Doit-on supprimer le téléchargement illégal des livres, des cours, des vidéos et des images dans un secteur comme le secteur médical ? 



Laissez vos réponses en commentaires ci-dessous SVP.

samedi 7 janvier 2012

Réaliser une vidéo pour le e-learning et la publier

Généralement les documents réalisés pour l'enseignement à distance sont des documents animés et accompagnés de son pour essayer de créer un environnement virtuel qui s'approche du réel. Ce sont souvent des présentations PowerPoint avec des diapositives animées aux quelles on ajoute du son, ou bien des images ou captures d'écran avec son et curseur qui bouge.

Pour réaliser des documents d'enseignement à distance (e-learning) à partir d'une présentation PPT animée ou d'une succession d'images ou de pages Web tout en parlant et faisant bouger le curseur on doit créer une vidéo à partir de l'écran de son ordinateur dans un premier temps et l'héberger dans un deuxième temps dans un site Web hébergeant de vidéos hosting de telle sorte à rendre possible leur visualisation sans aucune obligation de téléchargement. .

Logiciels pour créer des Vidéos :

Camtica est un logiciel qui permet d'effectuer des enregistrements professionnels de l'activité sur un écran avec les clics de souris"Screen Recorder Software" tout en associant une voix. Il permet également de créer des présentations animées avec voix, des tutoriaux et bien plus...
La vidéo résultante peut être enregistrée en différents formats(AVI, WMV... ) et elle peut vous servir pour :
  • enseigner ou réaliser des formations à distance.
  • faire la démonstration de n'importe quel programme, logiciel ou base de données (mode d'emploi, résultats...etc)
  • montrer à vos clients comment utiliser votre produit
Le logiciel Camtica est facile à utiliser et pas trop cher.



Héberger les Vidéos créées :

Une fois votre vidéo est créée, il va falloir l'héberger. Les sites Web d'hébergement de vidéos sont nombreux :
  • YouTube
  • Screencast.com
  • Facebook
  • Slideshare.net (service payant pour les vidéos).
            Les Services Gratuits offerts par le site Web Slideshare.net :
    • Ce site Web permet de publier Gratuitement vos documents PPT (non animés), PDF ..
    • Les internautes peuvent visualiser directement le contenu de votre document sans avoir à effectuer un quelconque téléchargement. 
    • Vous avez le choix de rendre votre document téléchargeable ou pas !
    • Si vous avez un site Web ou un Blog vous pouvez visualiser votre présentation directement sur votre site / blog.

    mardi 8 mars 2011

    Recherche Clinique : Définitions - Législation

    La Recherche Clinique : Plan de la formation



    - Article 3 : Définition et Cadre Réglementaire

    - Article 4 : Les Phases d'un Essai Clinique

    - Article 5 : Les Participants et leurs Rôles

    - Article 6 : Les Documents : Fiche de consentement des patients, cahier d'observation ..

    - Article 7 : Lecture Critique et Validation des Essais Cliniques



    Article 3 - La Recherche Clinique
     

    .: Définitions & Cadre Réglementaire :.


     I/ INTRODUCTION :

    Définition :

    On appelle Recherches Biomédicales : Les recherches organisées et pratiquées sur l'être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales.


    Pourquoi faire des Recherches Biomédicales ?

    Les sciences biologiques fondamentales et l’épidémiologie nous permettent de connaître de mieux en mieux les mécanismes des maladies et les mécanismes d’action des traitements. Ces connaissances fondamentales permettent d’imaginer qu’un certain traitement apportera un bénéfice clinique dans une certaine maladie.
    Mais tant que cette hypothèse n’a pas été vérifiée, elle reste théorique et spéculative.
     
    Pour s’inscrire dans le paradigme scientifique, l’énoncé qu’un traitement apporte un bénéfice doit être basé sur les résultats de la confrontation de cette hypothèse à la réalité par une expérience.
     
     
    Le cycle de vie du médicament :  
    • Le cycle de vie du médicament : Page 1  
    • Le cycle de vie du médicament : Page 2

    Quelques chiffres :
     
    Les chiffres clés de la recherche dans l’industrie pharmaceutique : Cliquer ici d'après le site Web Leem (Les Entreprises du Médicament)
     
     
    II/ LÉGISLATION : 

    Quand on veut participer à des recherches cliniques, en tant qu'Investigateur ou Attaché à la Recherche Clinique (ARC), Il est important de connaître la législation qui cadre ces essais cliniques et recherches biomédicales dans son pays et dans le monde car à chaque fois on doit vérifier si toutes les procédures ont été respectées par le Promoteur (Sponsor / Laboratoire) en retournant vers la législation qui lui est imposée à la fois par les textes internationaux et par les textes de son pays.

    Les Textes Internationaux :

    Les principes essentiels fondant l’éthique internationale de la recherche médicale, notamment la recherche clinique avec participation d’êtres humains, sont issus des textes suivants :

    • le Code de Nuremberg (dans le cadre du procès des médecins de Nuremberg, en 1947) :
    • la Déclaration d’Helsinki (élaborée et adoptée par l’Association médicale mondiale en 1964, puis révisée plusieurs fois, notamment à Tokyo en 1975),

    • the Belmont Report (1979) :

    • la Déclaration de Manille (1981) puis les « Lignes directrices internationales d’éthique pour la recherche biomédicale impliquant les sujets humains » (en 1982, révision en 1993 et 2003)




    En Europe :

    DIRECTIVE 2001/20/CE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL

    du 4 avril 2001

    Concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à l'application de bonnes pratiques cliniques dans la conduite d'essais cliniques de médicaments à usage humain



    En France :

    Au Canada :

    - BPC : Ligne directrice de l'ICH1 E6: Les bonnes pratiques cliniques: directives consolidées 



    En Tunisie :

    Bonnes Pratiques Cliniques (BPC) - Tunisie

    1- Glossaire 

    mardi 11 janvier 2011

    Recherche Clinique : Pourquoi se Former ?

    La Recherche Clinique : Plan de la formation



    - Article 2 : La Recherche Clinique : Pourquoi se former ?



    - Article 4 : Les Phases d'un Essai Clinique

    - Article 5 : Les Participants et leurs Rôles

    - Article 6 : Les Documents : Fiche de consentement des patients, cahier d'observation ..

    - Article 7 : Lecture Critique et Validation des Essais Cliniques

     

    .: Article 2 - La Recherche Clinique : Pourquoi se Former ? :.


    Il y a un an de çà, j'ai annoncé dans le billet "Offres d'Emploi" de ce Blog, une offre un peu spéciale .. On ne cherchait pas un Délégué Médical ni un Médecin pour centre de Thalassothérapie .. C'était une CRO qui cherchait des ARCs (Attachés à la Recherche Clinique).

    Le texte de l'offre (que je vous mets en bas de ce billet) comprenait beaucoup de mots téchniques peu compréhensibles par nous médecins tunisiens ayant reçu une formation théorique sur les essais cliniques qui consistait surtout à décrire les étapes des essais cliniques, leur méthodologie, l'analyse statistique des résultats ...etc. Mais comment se déroule une étude clinique dans la réalité ? Quels sont les Acteurs et quel est leur Rôle exact ? A quels niveaux en tant que médecin vous pouvez intervenir dans une étude clinique ?  Avez-vous déjà vu des documents utilisés dans les études cliniques : Protocole de recherche, fiche de consentement des patients, Cahier d'observation, Fiche de déclaration des E.I.G ..? Avez-vous une idée précise de la Réglementation internationale et nationale qui cadre les recherches cliniques ? connaissez-vous les normes ICH-GCP ?


    Voici le Texte de l'Offre telle qu'elle était annoncée sur le site "rekrute.com", j'ai mis en couleur les termes téchniques sur lesquels on va s'attarder au cours des prochains billets :

    Date de publication : 10/12/09 - Date d'expiration : 10/01/10

    Attachés de Recherche Clinique (Toute la Tunisie - Poste basé à la maison)


    Entreprise

    ClinTec International est une société de service dans le domaine de la recherche clinique.

    ClinTec est une CRO (Contract Research Organisation) privée, établie en Grande Bretagne, qui opère dans plus de 36 pays à travers le monde. Depuis 12 ans, ClinTec accompagne les industries pharmaceutiques et de biotechnologie dans le développement de nouveaux produits. Nous avons ainsi acquis une très large expérience de management des tests cliniques dans tous les domaines thérapeutiques.

    Travailler pour ClinTec vous garantit d’excellentes opportunités de développement, un service de formation spécialisé et la possibilité de travailler sur différentes phases de cycle de développement des médicaments.


    Notre Culture: Qualité, Flexibilité et Professionnalisme

    ClinTec International cherche à recruter des Attachés de Recherche Clinique de tous niveaux pour répondre à une croissance exceptionnelle.


    ClinTec travaille en partenariat avec les plus grandes entreprises pharmaceutiques et à ce titre, nos Attachés de Recherche Clinique (CRAs) ont l’opportunité de travailler sur des projets internationaux prestigieux.


    Poste


    Rattaché au Country Manager, vous êtes en charge des visites de mise en place, de monitoring et de fermeture de centres pour des études cliniques. A ce titre :


    - Vous supervisez la conduite des études selon le protocole d’étude, les normes ICH-GCP (BPC) et les réglementations en vigueur, tout en garantissant la qualité et la véracité des données scientifiques recueillies au cours de l'étude et dans le respect des délais et du budget.

    - Vous assurez la mise en place et le suivi des études cliniques au sein des centres d'investigations dans le respect des normes ICH-GCP, de la déclaration d’Helsinki et de la règlementation nationale et internationale.

    - Vous réalisez le monitoring à travers la Tunisie : préparation des visites, vérifications et corrections des CRFs avec les investigateurs, suivi des AE/SAEs, mise à jour du classeur investigateur, gestion des traitements, du matériel, des documents.

    - Vous rédigez les rapports de visites et rapportez régulièrement l'activité de chaque centre à votre Country Manager et au Chef de Projets.

    - Vous aidez à la conception des documents d'études (protocole, cahier d'observations, formulaire de vigilance...) et aux soumissions règlementaires.

    - Vous contactez le Monitor Médical, l’Investigateur Principal, vos collègues et le client si nécessaire.

    - Vous organisez et/ou assistez aux réunions d’investigateurs.



    Profil recherché

    Titulaire d'un Bac+4/5 scientifique (Médecine, Biologie, Pharmacie, etc.) et/ou d'une formation au métier d'attaché de recherche clinique, vous justifiez d’une expérience confirmée dans la fonction de gestion d'essais cliniques et dans le poste de CRA dans un environnement hospitalier, de recherche clinique, CRO ou laboratoires pharmaceutiques.

    Vous avez une excellente maitrise du processus de développement des médicaments et une parfaite connaissance pratique et adhésion confirmée aux normes ICH-GCP et réglementations locales. Vous êtes en mesure de produire des documents et matériel relatifs aux tests cliniques et êtes capable de conduire des visites de mise en place de sites de façon indépendante.

    Appliqué et consciencieux, vous êtes doté d’une excellente communication orale et écrite en français et en anglais. Vous êtes amenés à voyager jusqu’à 60% du temps.


    Idéalement :

    Vous avez une expérience réussie dans différentes spécialités thérapeutiques,

    Vous avez une connaissance pratique du eCRF (electronic case report form),

    Vous êtes affilié à un ou plusieurs organismes professionnels du domaine clinique,

    Vous avez une aptitude à superviser, motiver et former les nouveaux venus dans l’industrie.


    Prière joindre votre CV en anglais.


    Seules les candidatures répondant au profil seront considérées.

    dimanche 9 janvier 2011

    Essais Cliniques en Inde : Documentaire Choquant

    .: Les Recherches Biomédicales :.

    Chaque jour nous prescrivons des médicaments, nous en consommons nous mêmes. Mais comment ces médicaments ont obtenu leur AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) ?

    Une série d'articles (billets) vont se succéder pour définir et décrire les différentes étapes d'une Recherche Clinique :

    La Recherche Clinique : Plan de la formation

    - Article 1 : La Recherche Clinique en Inde - Documentaire Choquant


    - Article 4 : Les Phases d'un Essai Clinique

    - Article 5 : Les Participants et leurs Rôles

    - Article 6 : Les Documents : Fiche de consentement des patients, cahier d'observation ..

    - Article 7 : Lecture Critique et Validation des Essais Cliniques


    .: Article 1 - La Recherche Clinique : Documentaire Choquant :.

    Nous allons commencer par ce Documentaire sur les Essais Cliniques qui ont lieu en Inde.





    _.-._.-._.-._.-._.-._.-._.-._

    Qu'est-ce qui se passe dans les autres pays du tiers monde ?


    Carte du monde des Essais Cliniques inscrits sur clinicaltrials.gov 


    Avez-vous déjà participé à des essais cliniques en tant que patient ou professionnel de santé ?

    Laissez vos commentaires en bas de ce billet

    vendredi 7 janvier 2011

    Retrait du DEXTROPROPOXYPHENE : le (Diantalvic)* et le (Propofan)* et leurs génériques

    Retrait des Produits contenant le DEXTROPROPOXYPHENE

    Le (Di-Antalvic)* et ses Génériques & Le (Popofan)* et ses Génériques



    Depuis quelques jours, dans la presse et sur les Forums de discussion, que ce soit entre professionnels de santé ou entre patients, on parle beaucoup du retrait du DEXTROPROPOXYPHENE.

    Après des recherches sur le Web, je vous présente un Dossier Complet sur ce Retrait :
       - Pourquoi on a retiré ce produit,
       - Pourquoi l'AFSSAPS s'est opposé à ce retrait pendant quelque temps ?
       - Qu'en est-il dans les pays du Maghreb ?
       - Quels sont les produits concernés ?
       - Pour quand est prévu le retrait définitif des marchés ?
       - Comment remplacer ce produit et ses génériques tant prescrits ?

    Vous trouverez également dans ce dossier des liens vers des Études et leurs Résultats.

    Historique : Pourquoi on a retiré le DEXTROPROPOXYPHENE ?

    L’association DXP/PC (dextropropoxyphène / paracétamol) est un médicament antalgique du Pallier II. Il est indiqué dans le traitement des douleurs modérées ou intenses, ou qui ne sont pas soulagées par l'aspirine, le paracétamol ou l’ibuprofène, utilisé seul.

    En 2004, la réévaluation en Suède et au Royaume-Uni du rapport bénéfice-risque des médicaments contenant du DXP a conduit ces deux pays à retirer du marché l’association DXP/paracétamol. Cette décision a été motivée par le nombre important de décès retrouvés dans ces deux pays (200/an en Suède pour 9 millions d’habitants et entre 300 et 400/an au Royaume-Uni pour 60 millions d’habitants), dans le contexte d’intoxications volontaires (tentatives de suicide) ou accidentelles à ce médicament.

    Le 25 juin 2009, à la suite d’une réévaluation européenne des données d’efficacité et de sécurité visant à harmoniser le statut des médicaments contenant du DXP dans l’Union européenne, le CHMP (Comité des médicaments à usage humain) de l’EMEA (Agence européenne d’évaluation des médicaments) a émis un avis défavorable à leur maintien sur le marché. Cet avis, s’il est confirmé par une décision de la Commission européenne, conduira au retrait de toutes les spécialités contenant du DXP dans l’Union européenne.


    Les motifs de l’avis du CHMP sont les suivants :

    • Les preuves d’efficacité, en l’état actuel des standards requis pour l’autorisation de mise sur le marché, sont insuffisantes pour justifier le risque de décès encouru par les patients, en cas de surdosage accidentel ou volontaire. En particulier, les études cliniques disponibles ne permettent pas d’établir une efficacité supérieure de l’association DXP/PC par rapport au paracétamol seul dans la douleur aiguë ou chronique.


    • La différence entre la dose thérapeutique et la dose toxique n’est pas suffisamment importante pour garantir la sécurité des patients.


    Le 14 juin 2010, la commission européenne a confirmé l’avis défavorable de l’Agence européenne d’évaluation des médicaments (EMEA) au maintien sur le marché des médicaments contenant du dextropropoxyphène (DXP).


    Le 19 novembre 2010, la FDA (Food and Drug Administration) a annoncé les résultats d’une nouvelle étude portant sur le propoxyphène, médicament antalgique autorisé aux Etats-Unis depuis 1957. Cette étude, demandée par la FDA en 2009, montre que ce médicament est susceptible d’entraîner des modifications de l’électrocardiogramme (ECG), aux doses thérapeutiques maximales utilisées aux USA (2 fois la dose maximale journalière recommandée en France). Ces modifications sont susceptibles d’induire des troubles du rythme cardiaque, parfois graves, qui peuvent être à l’origine d’une mort subite.


    En conséquence, la FDA, qui n’avait pas conclu quant au rapport bénéfice/risque du propoxyphène après la réunion de janvier 2009 de son comité consultatif, a considéré qu’il n’était plus favorable à ce jour.
    Le propoxyphène est commercialisé aux USA sous différents noms, soit seul (Davon)*, soit combiné à l’acetaminophène (Darvocet)*.

    L’Essai Clinique qui a conclu à ces résultats.



    Avis divergent de l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) :

    L’association DXP/PC (dextropropoxyphène / paracétamol) est disponible en France depuis 1964 sur prescription médicale. En juin 2009 l’AFSSAPS a exprimé ses réserves par rapport au retrait des médicaments contenant du DXP. 

    1. Etant utilisé de longue date, le profil de sécurité d’emploi de ce médicament est connu et satisfaisant dans des conditions normales d’utilisation, précisées dans l’autorisation de mise sur le marché et dans la notice destinée aux patients. Les effets indésirables sont notamment des manifestations allergiques et des troubles gastro-intestinaux. Mais il est vrai que les conséquences d’une intoxication accidentelle ou volontaire liées au surdosage sont potentiellement graves, voire mortelles, en raison de la toxicité cardiaque et respiratoire du DXP.
    2. Cependant, en France, les données provenant d’enquêtes menées par le réseau des centres antipoison et de toxicovigilance et par des laboratoires de toxicologie médico-légale mettent en évidence un nombre estimé de décès bien inférieur en France à celui observé en Suède ou au Royaume-Uni. Des éléments permettent d’expliquer les différences entre les Etats membres :
    • La limitation en France de la dose maximale par boîte de DXP (600 mg) et de paracétamol (8 g) ;
    • Le conditionnement sous blister, moins favorable à une prise massive que la présentation en flacon présente dans les pays anglo-saxons ;
    • L’indication, restreinte en France avec une utilisation le plus souvent en seconde ligne après échec d’un antalgique de palier I ;
    • L’enregistrement de l’association DXP/PC sur la liste I des substances vénéneuses, impliquant l’obligation d’une prescription médicale pour toute délivrance et le caractère non renouvelable de cette prescription ;
    • Des pratiques différentes d’un pays à un autre, quant au choix des médicaments pris lors d’intoxications médicamenteuses volontaires.
    Pour toutes ces raisons, l’Afssaps considérait qu’il aurait été pertinent de maintenir l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) de ce médicament en limitant la prescription à des situations justifiant son utilisation, telles que la résistance ou l’intolérance aux antalgiques de palier I et II.

    Néanmoins, la position retenue en définitive à l’échelon européen ayant été différente, il convient maintenant de l’appliquer, en veillant à ce que le passage à des traitements alternatifs se passe dans les meilleures conditions possibles, du point de vue de la couverture des besoins thérapeutiques des patients comme de la maîtrise des risques.

    Qu’en est-il dans les pays du Maghreb ?

    Comme dans ces pays on suit de près les stratégies adoptées en Europe et en particulier en France, voici ce qui a été décidé dans ces pays :

    • Maroc :  Retrait effectif du marché marocain de toutes les spécialités pharmaceutiques contenant du Dextropropoxyphène à partir du 31 janvier 2010.
             - La Directrice du CAPM explique les raisons du retrait : Voir la Vidéo
             - Télécharger le communiqué de presse : Document PDF
              Source : Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc  - Site Web


    • Algérie : « Les autorités algériennes ont décidé d’abord d’arrêter l’importation de ce médicament, comme première étape, puis d’interdire l’importation de la matière première qui entre dans sa composition et enfin d’arrêter sa commercialisation après épuisement des stocks du médicament et de la matière première qui entre dans sa composition » ... Lire la suite du communiqué de presse du 19 octobre 2009.

    Liste des Sépécialités contenant du DEXTROPROXYPHENE



    Pour quand est prévu le Retrait Définitif des Marchés ?

    Dans certains pays le Dextropropoxyphène a été déjà retiré il y a quelques années :

    • Suisse : 2003
    • Suède : 2005
    • Grande Bretagne : graduellement en 2007
    • Maroc  : 31 janvier 2010
    • Tunisie : 14 décembre 2010
    Dans d'autres pays ce produit est en cours de retrait, le retrait définitif est prévu pour :

    • France : Retrait Définitif prévu pour le 01 mars 2011
    Quelles Altrernatives au dextropropoxyphène et ses Génériques ?

    Lors de ses communications de juin 2009 et juillet 2010, l’Afssaps avait souligné notamment la nécessité d’organiser, de façon maitrisée, le passage à d’autres traitements pour les patients prenant des médicaments contenant du DXP, avant le retrait de ces médicaments prévu pour le 1er mars 2011.

    Dans cette perspective, un groupe d’experts mis en place par l’Afssaps a proposé de nouvelles recommandations de prise en charge des douleurs modérées à intenses de l’adulte. Cette mise au point a été validée par la Société Française d’Etude et de Traitement de la douleur, la Société Française de Rhumatologie et le groupe de travail référent de médecins généralistes de l’Afssaps.


    Prise en charge des douleurs de l’adulte modérées à intenses - Mise au point (Août 2011)




    Pour être à jour par rapport aux retraits de Lots et des Produits : 

    samedi 30 octobre 2010

    .: Cas Cliniques de Médecine - Moteur de Recherche :.

    .: Moteur de Recherche de Cas Cliniques :.


    Écrire votre Requête dans le champ de Recherche ci-dessous !


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    Conseils d'utilisation :

    • Pour afficher l'index de cas cliniques, saisissez l'expression cas cliniques au pluriel entre guillemets américains : "cas cliniques" puis cliquez sur le bouton "Rechercher"

    • Pour chercher des cas cliniques dans une spécialité bien déterminée, saisissez l'expression "cas cliniques" au pluriel suivi du nom de la spécialité, puis refaire la requête en saisissant l'expression "cas clinique" au singulier. Exp : "cas cliniques" rhumatologie puis refaire la requête avec l'expression "cas clinique" rhumatologie

    • Pour chercher des cas cliniques en rapport avec un cours bien déterminé, saisissez l'expression "cas clinique" au singulier suivi du titre du cours, puis refaites la même requête mais en utilisant l'expression "cas cliniques" au pluriel. Exp : "cas clinique" asthme    puis refaire une seconde requête avec "cas cliniques" asthme. 



    TRÈS IMPORTANT

    Les cas cliniques anciens de 5 ans et plus ne doivent pas être une référence pour votre pratique médicale ou pour vos examens. En effet, les connaissances, les techniques de pratique, les stratégies de prise en charge du patient changent tous les 5 ans en moyenne !